samedi 26 février 2011

Religion: football

Vous le savez tous plus ou moins, la religion principale au Brésil, c'est le football, appelé ici: Futebol.
Le Brésil, 5 fois champion du monde, 50 matchs diffusés par semaine, je-sais-pas-combien-de-championnats inter-état (comme le championnat de l'état de São Paulo par exemple) et extra-état (le championnat Brésilien), un nombre faramineux de licenciés... Bref, vous l'aurez compris, on est au paradis du footeux.

Pour ceux qui suivent un peu l'actualité sportive, Ronaldo, El Fenomeno de son état, a pris sa retraite! C'est limite s'il n'y a pas eu une vague de suicide dans le pays. La dernière équipe dans laquelle il a joué est l'équipe des Corinthians de São Paulo (le 2ème club le plus suivi au Brésil derrière celui de Flamengo à Rio de Janeiro), qui joue au Paceambu! Le stade juste à côté de chez nous. On a vu Ronaldo jouer en vrai, ce qui est quand même la classe.
En ce qui concerne l'ambiance, c'est toujours de la folie, 3 000 spectateurs font autant de bruit qu'un Stade de France complet, d'ailleurs c'est ce qui fait le spectacle! Parce que le niveau de jeu, c'est vraiment pas ça. Mais jugez plutôt par vous même:




Au Brésil on trouve des terrains de foot partout, et même quand il n'y en a pas, la rue fait l'affaire. Au parc Ibirapuera, il y en a une bonne dizaine et des équipes formées sur le tas s'affrontent jusqu'à ce que l'une d'entre elle marque 2 buts. L'équipe perdante cède sa place à une autre, comme ça tout le monde peut jouer, même les filles! 



4 garçons dans le vent, attendant leur tour pour jouer et faisant des commentaires sur le match


Charles s'essaye au foot brésilien


Même le Zhu-zhu pet s'y met! On n'est pas rendu...


dimanche 20 février 2011

Le Brésil, ou l'art subtil de perdre son temps.

Mes proches le savent, je ne fais pas de sport. Lui et moi, ça fait 23. On s'aime pas et c'est cordial.
Pourtant aujourd'hui, j'ai fait une nouvelle tentative pour reprendre contact avec lui, discuter un peu, voir où on en était tout les deux.
J'avais pris RDV avec lui à midi à la piscine en plein air du Paceambu pour étrenner ma carte de condomino. 
J'arrive donc toute fière, mon sac sur le dos, le sourire aux lèvres et la joie de vivre en moi.
Je me pointe au tourniquet, constate qu'il faut je mette ma main dans l'étrange machine qui vérifie tes empreintes digitales (on est technologique où on ne l'est pas), mais ça marche pas. J'avise la mémère inactive au comptoir:
"Bonjour! C'est la première fois que je viens et je ne sais pas comment cela fonctionne, pouvez vous m'expliquer s'il vous plait? (le tout bien sur dans un portugais relativement correct puisque la bonne femme a immédiatement compris ma requête)
"Le sac à dos dans les casiers"
"Pardon? Je dois mettre mon sac à dos dans un casier?"
"Oui. Vous avez besoin d'un cadenas"

Première difficulté: mon cadenas est resté à la maison parce que bon, c'est pas tous les jours qu'on a besoin d'un cadenas hein! (Et oui j'ai pris des cadenas avant de partir au Brésil, je suis prévoyante moi!)

"C'est à dire que je n'ai pas pris de cadenas, je ne savais pas, c'est pas possible de laisser mon sac derrière votre comptoir pour cette fois-çi?" 
"Non. Rentre chez toi prendre un cadenas"

Oooook... Vous avez tous pu remarquer à quel point l'amabilité l'étouffe, mais c'est normal, elle a de la moustache, ça doit l'aigrir.

Je rentre donc à la maison, un poil énervée, un poil en sueur. Je récupère un cadenas et une bouteille d'eau vu mon état de déshydratation intense après avoir marché 10 minutes sous un soleil de plomb.
J'y retourne avec une seule envie: me mettre dans le bouillon!

Fièrement, je ferme mon casier avec mon cadenas et constate qu'il n'y a qu'un vestiaire collectif où deux nanas se font la causette complètement à poil (oui, complètement à poil, on n'a pas la même notion de pudeur ici visiblement). J'ai eu l'air un peu bête en me cachant comme je pouvais pour me mettre en maillot.
Fin prête, je m'avance vers le tourniquet, la gardienne daigne m'y accompagner pour me montrer comment ça marche. Je tape le code de ma carte, mets ma main dans le truc à empreinte et là, la machine de l'enfer m'affiche un message d'erreur que je ne comprend pas. La bonne femme devant ma tête interrogatrice me demande si j'ai fait ma visite médicale. Pardon, mais quelle visite médicale? On m'a rien dit moi! Je commence un tout petit peu à m'énerver en lui disant que je ne sais pas où il y a un médecin, et que ça commence à bien faire, que j'ai JUSTE envie de faire des longueurs bon sang de bon soir!

Bon en fait y'en a un au sein du stade et c'est gratuit (ouf, je me voyais déjà payer 100€ de consultation). Je m'y pointe donc, un soupçon désespérée et transpirante. La réceptionniste, BEAUCOUP plus aimable que sa collègue-dame-piscine me dit avec regret que les consultations ne commencent qu'à 14h, mais que si je veux je peux m'asseoir là et attendre, y'a pas de problème, on pourra discuter, prendre un cafezinho et tout et tout. Vu qu'il n'est que 12h30, je décline poliment la proposition (apparemment, c'est courant ici d'attendre 1h30 le cul sur une chaise).

Désabusée, je suis finalement rentrée à la maison en constatant que deux petits aller-retour m'avaient pris 45 minutes.

Le lendemain, aujourd'hui donc, pleine de bonne volonté, je me pointe (avec Charles cette fois-ci) au Paceambu en vue de faire cette fameuse visite médicale. Prise de tension, blablabla puis question fatidique:
-"Vous êtes en maillot de bain?"
-"Euh non, pourquoi, c'est important?"
-"Oui, il faut être en maillot de bain, revenez plus tard!"

HAHAHAHAHAHAHAHAHA C'est une blague? C'est fait exprès pour que je fasse du sport et que je perde mon temps! Je vois pas comment ça pourrait être possible autrement!

Retour à la maison, enfilage de maillot de bain, maudissage des fonctionnaires du Paceambu, retour chez le médecin du stade, et consultation.

La consultation... Comment dire... Je pensais qu'on allait devoir prouver qu'on savait nager vu qu'on devait absolument être en maillot. ET BIEN NON! On aurait été en sous-vêtement, c'aurait été PAREIL! Et c'était la consultation la plus bizarre de ma vie, le médecin m'a écouté le coeur 30 secondes chrono, m'a demandé d'écarter les doigts, d'écarter mes orteils (oui oui, vous avez bien lu, d'écarter mes orteils) et pour finir de lever les bras.
VOILAAAAAAAAA
Tout ça pour ça!

Bon, pour ceux qui se poseraient la question, on sait jamais, ici on ne fait pas des longueurs. On fait des largeurs! Oui des largeurs de 15 mètres! Non mais sérieusement, on est vraiment sur un autre continent...



En bonus une photo de la FAAP! Le monument bizarre en forme de cactus représente un soleil et en fonction de l'heure ça fait cadran solaire. Ouais je sais, ils sont trop forts ces brésiliens!



jeudi 17 février 2011

Avis de tempête sur São Paulo

On pensait avoir tout vu, tout entendu, tout subi en terme de climat tropical! Mais NON! Ce n'était rien à côté de LA tempête. LA vraie. L'Effroyable. Celle qui vous bloque chez vous, vous coupe internet et vous trempe jusqu'aux os pour peu que vous osiez la filmer de plus
près.

Oui Mesdames et Messieurs! Nous l'avons vécu! L'Orage Tropicaaaaaaaaaal! Les trombes d'eaux qui s'abattent sur vous, misérable bipèdes! Le tonnerre qui vous déchire les tympans! Les éclairs qui vous éblouissent tel le néon cassé de l'amphi 343, de l'ESC Clermont, ancien bâtiment.

Mais voyez plutôt ce TERRIBLE témoignage de votre reporter de l'Extrême préférée (oui j'espère bien!):






A vous les studios!

Edit du 20/02: avant-hier on a eu l'orage du siècle, c'est à dire que ma vidéo, c'est de la gnognotte à côté de ce qu'il est tombé. Pour vous dire à quel point c'était important, on a eu une coupure d'électricité pendant plus de 6h! 

mercredi 2 février 2011

Etude n°2: l'étudiant brésilien

Ca y est, la rentrée ayant eu lieu le 1er février, nous avons enfin pu observer le jeune dans son milieu naturel (ou pas ça dépend), l’université.

Que dire… Beaucoup de choses!

Déjà il est utile de signaler que la FAAP est une institution privée regroupant plusieurs pôles à savoir, économie et relations internationales, communication et marketing, administration, droit, ingénierie, arts plastiques (avec d’après les étudiants étrangers les meilleurs prof de cinéma) et informatique.
C’est une des universités les plus réputées du pays et de São Paulo.

Après ces précisions, intéressons nous de plus près à l’étudiant lambda. L’étudiant Lambda semble normal a priori. Mais si on s’y intéresse de plus près, certains détails ne trompent pas. Prenons une fille par exemple et détaillons-la de la tête au pied. Cheveux méchés de blond, maquillage relativement discret, ongles faits et peints en bleu, orange, rose pétard, ou violet selon ses goûts,  débardeur ou t-shirt exclusivement imprimé (l'uni semble passé de mode) et d’une couleur aussi douteuse que celle du vernis, mini short en jean (ou mini-jupe en jean) et pour finir, ballerines Chanel (d’autres marques sont acceptables, mais forcément moins chics) OU sandales en cuir OU Havaïanas (ouf! Je fais relativement locale de ce point de vue là).

Intéressons nous maintenant à ses accessoires. Le premier est greffé à sa main, à savoir un Smartphone le plus souvent de marque internationalement connue grâce à Monsieur Obama. Le second, greffé à son bras celui là, est le sac à main. D’un goût certain puisqu’il sera EXCLUSIVEMENT de marque. La plus prisée ici semble être Vuitton (Aaaaaaah, la France, le luxe…). Cependant, outre la marque, il faut préciser que le plus important est que le sac soit matelassé et que la lanière soit une chaîne, un peu comme ce fameux sac Chanel, copié, re-copié, et re-re-copié, ce qui fait qu'à la fin, c'est moche.

Le garçon, lui ne se balade que dans le plus simple pas pareil, à savoir, son portable. Sac, cahier, stylo et autre matériel indispensable à tout étudiant normalement constitué ne semble pas l’atteindre. S’il n’est pas en t-shirt-bermudas-tong, c’est en polo-jean-grosse-basket-de-running-trop-moche-mais-de-marque (et peu comme celles qu'on adorait mettre au collège et qu'on a vite abandonnées au lycée).

Voyons maintenant ses mœurs en cours. La notion d’horaire et de ponctualité semble complètement absente de son système de pensée. Même après une demie heure de cours, l’élève se pointe d’un pas nonchalant, faisant claquer la porte et lançant un sonore « Bom dia ! Tudo bom professor ? », au prof de répondre « Bom dia ! Tudo bom ! ». La position  vautré dans le siège (rembourré) semble être la norme. Passé ce premier choc, il est normal de sortir en cours à n’importe quel moment pour répondre au téléphone, aller au toilette, dire bonjour au pote qui passe par là, s’acheter à manger, à boire. BREF ! Vous l’aurez compris, nous sommes loin, trèèèèèès loin des habitudes françaises. J’oublie qu’ici on ne chuchote pas pendant le cours, on parle à voix haute sinon c’est pas marrant, personne peut en profiter.

Enfin, un détail et pas des moindres, les élèves sont très proches de leurs professeurs et le plus souvent ils se serrent la main entre eux, prennent des nouvelles de leur famille respective et tout et tout.

A l’instant même où l’étudiant se rend compte que nous sommes européens et qui plus est français, tous les regards convergent vers nous pour nous détailler comme des bêtes curieuses. C’est intimidant les premières fois quand même, d’autant plus quand vous êtes la seule présence féminine et étrangère d’un cours presque exclusivement composé de mâles. A la fin du cours, la plupart des étudiants viennent nous voir, nous souhaitant la bienvenue et nous posant pleins de questions du genre « mais pourquoi t’as choisi le Brésil alors que c’est sur un autre continent que le tien? T’es venu avec ta famille? Quoi, t’es venu toute seule avec ton copain? Mais ça te manque pas trop ton pays? Olalala, ça doit être tellement beau la France et Paris… T’as appris le portugais en France? Ah bon! Ca fait que 3 semaines que tu apprends! Tu parles bien quand même (ils ont l’air épaté qu’on puisse apprendre leur langue).

En résumé, nous sommes des extraterrestres pour eux autant qu’ils le sont pour nous. Mais il faut noter la gentillesse et l’accueil qu’ils nous ont spontanément réservé. C’est tellement agréable d’être étrangère dans ces conditions!

Ceci étant dit, j’ai cru comprendre que dans un de mes cours, un élève avait son père milliardaire. Si ça se trouve il a un hélicoptère pour se rendre au travail et si j’arrive à me le faire en ami… Qui sait! Héhéhéhé (non, je ne suis pas intéressée du tout!)


dimanche 30 janvier 2011

A la découverte de la faune locale


Hier soir, après un dîner digne de ce nom : un filet mignon accompagné de ses tomates farcies, saupoudré de riz au poivron avec pour finir gâteau au chocolat, je rentrai dans ma chambre avec le but précis de digérer devant ma game-boy.
Quelle ne fût pas ma surprise (et surtout mon horreur) quand sur le bureau, je vis l’infâme bestiole, que je ne reconnu pas du premier regard mais dont j’avais bien senti la puissance néfaste et la course rapide. L’œil expert d’Alex accompagné du savoir universel de Wikipédia nous a permis d’identifier l’immonde insecte, qui se trouvait donc être un cafard.

Petite parenthèse sur une réplique culte d'un de mes films préférés:




Nous n’avions désormais plus qu’un objectif en tête. Nous en débarrasser par tous les moyens, même si pour cela il fallait recourir à la violence. Après une vaine tentative de jeter le monstre dehors par la fenêtre ouverte pour l’occasion, nous avons perdu de vue l’insecte qui avait profiter de notre inexpérience pour se cacher. Une erreur de débutant qu’il faut nous pardonner, la ville paisible de Clermont-Ferrand nous prive de ce genre de sport. Bref, je m'égare.

Donc, déjà traumatisée par la précédente découverte, je le fus une deuxième fois quand je revis la bête paisiblement installé sur la porte de ma chambre, côté salon. Un deuxième cri alerta mes collègues de l’imminence du danger.
Cette fois-ci, l’échec n’était plus permis sous peine de nuit blanche. Après une course poursuite effrénée dans le salon, Sophie, en héroïne, réussit à coincer le monstre sous un saladier, lui-même coincé par un bocal décoratif lesté (oui, on n’est jamais trop prudent).
Après cette Victoire, avec un grand V, il était temps de prendre de sérieuses mesures quand à la résistance incroyable de la blatte. En effet, renseignement pris, le cafard peut :


-Retenir sa respiration pendant 45 minutes dans l’eau.
-Ne pas boire ni manger pendant plus d’un mois
-Vivre 7 à 9 jours décapité
-Enfin, supporter des radiations jusqu’à 10 fois mortelles pour l’homme (gloups)

Autrement dit, la blatte est indestructible.
Face à ces cruelles révélations, nous avons quand même décidé de monter une expédition jusqu’au supermarché le plus proche (visiblement ouvert 24/24 vu que nous nous y sommes rendus aux alentours de 23h30) dans le but d’acquérir un puissant insecticide. Je précise à toutes fins utiles que la vie à São Paulo est très chère mais que les produits ménagers et les bombes anti-insectes sont 3 fois moins coûteux qu’en France.
Bref, après avoir croisé toute la jeunesse de Sampa venue acheter de l’alcool et dont le look faisait davantage penser à une série B des années 80 qu’à la mode de 2011, nous voila le précieux sésame en main.

De nouveau à la maison et après avoir constaté avec soulagement que la bête était toujours sous son saladier, Alex, la main habile et le geste sûr pulvérisa délicatement une grosse quantité de poison en spray sur le monstre. Celui-ci commença alors à profiter des derniers instants de sa vie (trop longue) à galoper le long de sa cage de plastique translucide violette. Après moult pulvérisations, le décès fut enfin constaté aux alentours de 00h30 soit une trentaine de minute après le début de la mise à mort. Résistant, je vous l’ai dit. Suivant toujours les conseils de Saint Wiki, nous ne l’avons pas jeté à la poubelle où des œufs auraient pu éclore, mais dans les WC dont Sophie a soigneusement tiré la chasse.
Depuis j’ai pulvérisé portes et fenêtres de ma chambre en priant pour ne plus JAMAIS revoir ce type de monstre ailleurs que dans les rues.

Voici Sophie, victorieuse, après la mise sous saladier du monstre.
Si vous êtes sages, je mettrais peut-être une vidéo de sa capture.



En me relisant, je constate que je ne mentionne nullement le rôle de Charles dans cette épopée. Il a eu la dure tâche de me soutenir psychologiquement dans cette épreuve, je le remercie donc vivement d'avoir été à mes côtés.

jeudi 27 janvier 2011

Florianopolis

Après presque 3 semaines à São Paulo, un week-end de 4 jours tombait à pique pour voir un peu du pays.

Au début il était question d’Ouro Preto dans le Minais Gerais, une des plus belles villes coloniales du Brésil mais faute de bus, nous avons du renoncer.

Finalement, on a opté pour Florianopolis, une île à 800km au sud de Sampa. Pour y aller, on a choisi de prendre le bus. Attention, ce ne sont pas des bus comme on peut en avoir en France, non non non! Ce sont des bus top confort (même pour les tarifs les moins chers) avec siège inclinable, place au jambe incroyable et WC dignes des compagnies aériennes les plus réputée!
Bon ceci dit, ce n’est franchement pas du luxe vu l’état des routes… Les autoroutes sont pleines de nid de poule et on est vraiment secoué dans tous les sens.
Après 12 heures (de nuit) donc, nous voila ENFIN à Floripa. Bon pas de chance, il n’a pas arrêté de pleuvoir de la journée. On a pas pu faire grand-chose à part une (toute) petite balade le soir le temps de trouver à manger.

Petite parenthèse sur ce que nous avons mangé ce soir là. Une spécialité brésilienne s’appelle Pastel (littéralement gateau) sauf qu’en fait ce sont des gros beignets fourrés. J’avais pris un portuguesa (oignons, jambon, fromage, olives) en taille moyenne. J’ai à peine réussi à en manger la moitié tellement c’était énorme! Ils en font de toutes sortes, des végétariens, au porc, au poulet, à la vache, au coq, au cœur (on n’ a pas trop compris si c’était du vrai cœur), au palmier… Bref, beaucoup de choix pour environ 4-5€ l'unité.
Dimanche, le beau temps de retour (du moins il ne pleuvait plus), nous sommes allés nous balader sur un petit sentier accédant à une crique quasi déserte à part une maison sans électricité et un monsieur dedans super sympa. L’occasion de se baigner pour la première fois depuis que nous sommes arrivés! L’eau était un peu froide mais vu qu’il devait faire plus de 30°C, c’était plutôt agréable.

Après cette baignade, nous sommes allés sur une plage juste à côté de l’auberge, la praia Joaquina. En arrivant on a vu de grandes dunes et des gens dessus, on pensait donc que la plage était juste derrière. En fait, c’était un gros leurre, derrière s’étendait une espèce de désert de sable et de marécage, vraiment très étrange! En continuant sur la route, on arrive finalement à la plage en moins de 5 minutes. L’eau était encore plus froide que dans la crique du matin. Pour se faire une idée, la température de l’eau devait être celle des Sables d’Olonne en mai. Froide donc. Ca n’empêche pas du tout les gens de se baigner, au contraire, ils étaient très nombreux dans l’eau!

Le lendemain, le lundi, nous sommes à nouveau allé à la plage, toujours la même histoire de peaufiner nos magnifiques coup de soleil de la veille (rien que de l'écrire j'ai mal). 
L'après-midi on est parti pour le centre ville de Florianopolis après avoir déposé les sacs à la consigne. On y a rencontré le PREMIER brésilien qui nous a tout de suite identifié en tant que français. Et qui nous a demandé ce qu'on pensait de Sarkozy (haha, comment te dire?).
Le centre ville est assez historique avec beaucoup de bâtiments d'inspiration coloniale allemande. D'ailleurs, dans le bus, on nous a demandé si on était allemand.
Bref, c'est mignon mais assez petit, du moins ce qu'on a vu.
Le soir on est reparti pour São Paulo et fait assez rare pour être noté, on a super bien roulé et mis à peine 10h pour faire le trajet.


Charles pionce dans le bus accompagné de Samba


A praia de Mole! On ne s'y est pas baigné, mais on a bien profité de la vue! C'est une des plages les plus réputée de l'île où la jeunesse branchée (et friquée) vient se montrer et draguer.
The place to be! 



La petite crique qui se mérite, elle était déserte quand nous sommes arrivés mais deux heures plus tard des touristes colombiens arrivaient.



Les célèbres fesses brésiliennes, je suis désolée, je n'ai pas réussi à prendre en photo des filles en string, et pourtant, il y en avait! 

Un bâtiment d'inspiration coloniale, bien kitsh, bien rose, dans le centre ville de Floripa


Oui, je le revendique, je me baigne le 24 janvier! Et dans l'Atlantique en plus! Hahaha! Y'a de la veine que pour les canailles comme on dit!



Até logo! 

mercredi 19 janvier 2011

Ce qu'il faut savoir sur les Brésiliens et le Brésil en général

Après presque 3 semaines ici, on commence à prendre le pli.

La première des choses, et pas des moindre si on n'aime pas trop être trempé jusqu'aux os, c'est que quand le ciel prend cette couleur là, on a deux options

  • courir très vite se mettre à l'abri
  • acheter un parapluie KING SIZE
On a opté pour la seconde option, nous voila donc les heureux propriétaires d'un pépin d'environ 1,50m d'envergure qui doit faire au moins 1kg (et oui, il faut savoir ce qu'on veut dans la vie parfois). 

Naïfs que nous étions en arrivant au à São Paulo, nous étions équipés d'un parapluie pliant de taille standard. Cela s'est avéré plus qu'insuffisant au vu des quantités d'eau qui tombent du ciel à chaque orage tropical. Ce dernier est d'une fourberie sans précédent, il peut faire un soleil magnifique, 29°C à l'ombre et BIM! Dans les 10 minutes des nuages noirs apparaissent et c'est la catastrophe. Mes petites culottes peuvent en témoigner.

Seconde chose, les brésiliens sont extrêmement fiers de leur pays et de leurs cultures (et oui, à mettre au pluriel!). A les entendre, ce sont eux qui ont découvert l'Europe et non l'inverse. Il faut les entendre parler du Brésil, c'est à la fois intéressant et vraiment amusant pour nous français. En effet, le brésilien vous soutiendra mordicus que la meilleure cuisine au monde, c'est la cuisine brésilienne. Comment dire... Peut-être la meilleure d'Amérique, mais certainement pas du monde! Moi qui suis très gourmande, les plats typiques sont constitués pour la plupart de farine de manioc, de blé ou de banane et de viande. Sur les photos, ça ne donne pas très envie, mais jugez plutôt:
Ce plat s'appelle Farofa. D'après ce que j'ai compris, c'est essentiellement à base de farine et de haricots.
Mais je suis mauvaise langue, je n'ai pas encore goûté de plat typique d'ici, à part la feijoada, qui tient vraiment ses promesses, c'est délicieux.
Un de nos prof, Edson (non ce n'est pas une marque d'appareil photo), passe la plupart du cours à nous parler de cuisine, c'est dur à vivre parce que ça donne faim, très faim.
Bref, les brésiliens sont très fiers d'être brésiliens, c'est la première fois que je vois un peuple aussi heureux d'être ce qu'ils sont! Même si parfois, c'est vraiment de la mauvaise foi de leur part.

La troisième chose très importante c'est la complexité du pays. J'en ai déjà parlé, entre les bus et l'administration on n'est pas gâté. Mais finalement on s'y fait. Par exemple, ce matin je suis allée m'inscrire au condominio, une dame se présente juste après moi. Il lui manquait un seul papier et elle venait déjà pour la deuxième fois. La secrétaire du condominio, une jeune femme vraiment très sympathique (mais quel brésilien ne l'est pas finalement, à part la police?) lui a dit en souriant "il faut l'original de la carte d'identité madame!" et la bonne femme, sans se départir de sa bonne humeur "tant pis, je reviendrai demain! Até logo!"
Inconcevable en France.

La quatrième: les brésiliens ne savent pas compter. Ils ont toujours une calculette et n'ont pas honte de faire des additions simplissimes dessus. La notion d'exactitude est très très floue. Exemple, aujourd'hui au supermarché on devait payer R$ 24,21, je n'avais que R$ 24,15. Ben c'est pas grave, la caissière nous a encaissé sans broncher.
Dans le même registre, les pièces brésiliennes sont: 5, 10, 25, 50 centimes et 1 real. Souvent les prix ne sont pas ronds, du genre R$ 2,63. L'arrondi se fait donc souvent en notre faveur. Mais attention quand même au rendu de la monnaie, une erreur arrive vite...

Enfin, la culture brésilienne est faite de sous-entendus et de paradoxes.
Un des sous-entendu les plus impressionnant est que souvent, les brésiliens vont vous proposer de boire un café chez eux. Cela ne veut pas dire que vous êtes invité chez eux, à moins qu'ils ne vous donnent leur adresse ou qu'ils vous appellent directement. Non, cela veut dire "on reste en contact". Ca marche aussi avec le cinéma, et toute autre sortie. Il faut le savoir au risque de passer pour un rustre!
En ce qui concerne les paradoxes, parler de s*xe (je me protège d'éventuels pervers) en cours ne dérange personne, au contraire, c'est un sujet comme un autre. En parallèle, le s*xe en lui même est une chose assez tabou et très privée, il ne faut pas oublier que la grande majorité de la population brésilienne est catholique et pratiquante. Enfin, on est pas à une contradiction près...

Sur ce mes amis, je m'en vais faire mes tarefas (à vous de deviner ce dont il s'agit!) et organiser mon week-end à Florianopolis!